Entre améliorations graphiques impressionnantes et mode Carrière approfondi, Codemasters veut reconquérir le cœur des fans de Formule 1. Mais ce nouvel opus tient-il toutes ses promesses ?
F1 25 débarque alors que la série arrive à un tournant décisif : fin potentielle du partenariat entre EA et Formula 1, critiques régulières des fans sur les précédents opus, Codemasters joue gros cette année. Après quelques heures passées à tester le jeu, une chose est sûre : malgré quelques imperfections, le studio britannique revient avec un épisode solide et ambitieux.
Une conduite améliorée, mais une difficulté difficilement ajustable

La première chose qui frappe dans
F1 25 est sans aucun doute son gameplay. Le modèle de conduite a été nettement revu, se rapprochant davantage d'une simulation crédible. Fini cette désagréable sensation de flottement présente dans les précédents volets : on ressent enfin pleinement l'asphalte sous les roues, notamment grâce à l'utilisation du
scan LIDAR sur des circuits emblématiques comme Melbourne ou Imola. Chaque aspérité, chaque vibreur procure un réalisme saisissant.
Toutefois, trouver le bon équilibre en matière de difficulté reste frustrant. L'absence d'un réglage précis ou très personnalisable rend le jeu soit trop facile, soit injustement difficile. Codemasters aurait gagné à conserver davantage de flexibilité, afin d'offrir une expérience plus personnalisable.
Avec l'aide au freinage et de direction, le jeu est bien trop facile, et en augmentant la difficulté de l'IA, cela devient trop dur étant donné qu'il est parfois compliqué de prendre des trajectoires originales. En limitant ces deux fonctionnalités, tout en conservant un niveau d'IA élevé, le challenge est plus intéressant, mais il va falloir configurer ces paramètres durant plusieurs courses pour trouver la bonne formule. Une perte de temps inutile.
Le mode Point de Rupture de retour, entre plaisir et frustrations

Après une pause d'un an, le mode scénarisé
Point de Rupture revient pour une troisième saison. On y retrouve avec plaisir Aiden Jackson, Devon Butler et Callie Mayer, désormais réunis dans une histoire riche en rebondissements. L'ambiance est réussie, avec une mise en scène soignée et des cinématiques immersives dignes d'une véritable série TV.
Cependant, malgré cet effort de narration,
le scénario manque cruellement d'originalité et reprend les mêmes ficelles des opus précédents. À cela s'ajoute
un doublage français très inégal, parfois à la limite du caricatural, qui pourra gâcher l'immersion pour certains joueurs. Si l'intention est louable, Point de Rupture reste perfectible. Nous y passons un bon moment, mais avons vite envie de passer à la suite : devenir un pilote, ou gérer compléter son écurie.
Un mode Carrière passionnant pour les amoureux de gestion
La grande réussite de
F1 25 réside clairement dans son mode
Carrière, où l'aspect gestion est poussé à son maximum. Cette année, Codemasters introduit une réorganisation complète du mode : vous n'êtes plus un pilote propriétaire, mais un véritable manager d'écurie, en charge de recruter deux pilotes et de gérer l'ensemble des aspects techniques, financiers et humains de votre équipe.
Cette évolution est un pari réussi, renforçant le côté immersif et stratégique du jeu. Gérer le budget, développer des pièces, recruter des talents tout en maîtrisant chaque détail devient particulièrement satisfaisant. C'est sans doute dans ce mode que les joueurs passeront le plus clair de leur temps (c'est en tout cas bien parti pour nous), et avec plaisir.
La gestion sur le long terme, en misant par exemple sur un talent confirmé en premier pilote et un jeune espoir en second, est réellement appréciable. La possibilité de contrôler l'un ou l'autre pendant les courses également, tandis que devoir tout gérer nous plonge directement dans l'action, et devrait ravir tout fan de Formule 1.
Des graphismes impressionnants, le réalisme poussé à son paroxysme
Graphiquement,
F1 25 fait un sans-faute. Codemasters exploite à merveille les possibilités offertes par la nouvelle génération de consoles et de PC : textures ultra-détaillées, éclairages dynamiques réalistes grâce au ray tracing, et modélisation fidèle des voitures et des circuits. Tous les détails sont extrêmement bien faits.

L'immersion visuelle est totale et impressionnante, confirmant le savoir-faire technique du studio. Difficile d'en demander plus sur ce point.
Parmi les autres nouveautés figure un mode dédié au futur film F1 avec Brad Pitt, promettant des scénarios tirés du long-métrage. Actuellement limité, son contenu complet arrivera seulement plusieurs semaines après le lancement. Cette intégration sympathique reste toutefois superficielle et risque de n'intéresser qu'un public limité.
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