Call of Duty ? « Comme les Simpson, ils manquent d'idées » selon un ex-dev

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 13 mai 2025 à 16h40
Chance Glasco, développeur historique de la franchise Call of Duty et cofondateur du studio Infinity Ward, estime que la saga culte du FPS est peut-être arrivée au bout de ses idées originales. Bien qu'il apprécie toujours Warzone, il compare la longévité de CoD à celle des Simpson, suggérant un certain essoufflement créatif.
Call of Duty ? « Comme les Simpson, ils manquent d'idées » selon un ex-dev
Call of Duty a toujours fait parler, et continuera de le faire. Dans un récent entretien accordé à la chaîne américaine News 9, Chance Glasco évoque son parcours au sein d'Infinity Ward, le studio créé par d'anciens membres de l'équipe de Medal of Honor. Aujourd'hui retiré de la licence, le vétéran porte un regard mitigé sur l'évolution de la franchise Call of Duty et n'a pas mâché ses mots.

Un succès progressif devenu incontournable

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Lors du lancement du tout premier Call of Duty en 2003, le jeu ne rencontre pas immédiatement un immense succès. Selon Chance Glasco, il a fallu du temps pour que la communauté grandisse : « Les ventes n'ont pas explosé immédiatement », explique-t-il. « Le succès est venu progressivement, surtout grâce au multijoueur, qui a véritablement conquis les joueurs avec le temps. »

Désormais, la série Call of Duty domine incontestablement le marché du FPS, avec un rythme soutenu d'une sortie majeure par an depuis 2005, et plusieurs jeux en parallèle tels que Warzone ou encore Call of Duty Mobile permettant de dominer le genre.

Une franchise devenue victime de sa propre longévité ?

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Pourtant, selon Chance Glasco, cette régularité impressionnante pourrait aussi être la principale faiblesse de la franchise. À l'image de la série animée Les Simpson, Call of Duty souffrirait d'un manque croissant d'originalité et d'innovation :
C'est presque comme Les Simpson : c'est tellement ancien que ça donne l'impression qu'ils sont à court d'idées. La série s'égare parfois, même si j'apprécie toujours jouer à Warzone.
Cette comparaison met en lumière le défi constant que doit relever Activision pour maintenir la fraîcheur et l'intérêt autour de sa licence phare.

Le passage à l'époque moderne : une bouffée d'air frais

Pour Chance Glasco, qui admet avoir passé plus de temps à développer des jeux sur la Seconde Guerre mondiale que les États-Unis n'y ont combattu, le virage pris par Call of Duty avec Modern Warfare en 2007 a été particulièrement bienvenu :
Passer au cadre moderne a été rafraîchissant. Je ne dirais pas forcément que la série a atteint son sommet avec Modern Warfare 2, mais c'était certainement notre meilleur jeu. 
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Une idée partagée par une majeure partie des joueurs, sans aucun doute. Mais cette transition vers une époque contemporaine a permis au studio d'explorer de nouvelles thématiques et d'offrir une expérience renouvelée aux joueurs.

Une machine toujours en marche malgré tout

Malgré ses critiques, ce dernier reste attaché à l'univers Call of Duty, en particulier à Warzone, le jeu Battle Royale free-to-play qui continue de rassembler des millions de joueurs chaque mois. Le développeur vétéran souligne ainsi l'ambiguïté de la franchise, oscillant constamment entre répétition et renouvellement.

Le dernier volet majeur de la saga, Call of Duty : Black Ops 6, est sorti en octobre dernier, illustrant cette mécanique parfaitement huilée où chaque année apporte une nouvelle itération, mais pas toujours une révolution.

Pour l'instant, malgré ces questionnements légitimes, la saga reste solidement ancrée au sommet du marché vidéoludique. Mais Battlefield 6 souhaite revenir en force, et pourrait bien rabattre les cartes.

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