La décente aux enfers continue pour Ubisoft, qui est maintenant poursuivi en justice par des joueurs

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 12 novembre 2024 à 15h18
L'année 2024 sera décidément à oublier pour Ubisoft, qui subit les échecs commerciaux. Une partie des joueurs poursuit même la société en justice.
La décente aux enfers continue pour Ubisoft, qui est maintenant poursuivi en justice par des joueurs
Entre l'échec annoncé de Skull and Bones, et la mauvaise surprise Star Wars Outlaws, l'année 2024 d'Ubisoft n'est pas un grand cru, d'autant plus que nous devons rajouter à cela le report d'Assassin's Creed Shadows à février 2025, pour assurer un lancement réussi. Pour faire des économies, la société a également fermé quelques serveurs de jeu, comme il est coutume de le faire dans l'industrie. Mais cette action ne passe pas, à tel point que certains joueurs attaquent Ubisoft en justice.

Ubisoft attaqué en justice pour la fermeture de The Crew

Pour recontextualiser les choses, fin 2023 Ubisoft annonce que The Crew (sorti en 2014) fermera ses serveurs en mars 2024, soit dix ans plus tard. Toutefois, le studio a tout bonnement supprimé le jeu, en ne rendant pas possible de jouer en étant hors-ligne, ce qui a fait monter la colère de la communauté.

L'action en justice met donc en avant cette problématique, l'impossibilité de jouer en étant hors-ligne, d'autant plus que les copies physiques du jeu ne peuvent plus fonctionner alors qu'elles sont annoncées comme contenant toutes les données du jeu, ce qui constitue une violation des lois californiennes sur la protection des consommateurs.

the-crew
Le groupe de joueurs met également en avant le fait qu'Ubisoft les a trompés en leur faisant croire qu'ils achetaient le jeu, et non pas une licence. Pour le moment, le groupe attend l'approbation du tribunal, pour voir s'il est possible d'obtenir une compensation financière et faire condamner la société.

Des changements à venir pour l'achat de jeux en ligne

La question de savoir si les joueurs « possèdent » ou « louent » réellement leurs jeux vidéo atteint un point critique ces derniers mois. En Californie, la loi AB 2426, adoptée en septembre, interdit aux boutiques numériques d'utiliser des termes comme « acheter » ou « acquérir », sauf si le jeu est jouable en permanence hors ligne. En Europe, la pétition « Stop Destroying Videogames », visant à garantir la pérennité des jeux vendus, approche les 400 000 signatures et doit atteindre 1 million pour être prise en compte.

Le message est clair : les joueurs refusent de perdre leurs jeux à cause de décisions prises par les éditeurs ou les distributeurs.

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