Test Splatoon Raiders : Le virage solo réussi de la franchise sur Nintendo Switch 2 ?

Mathieu Vandenburie Publié par Mathieu Vandenburie
le 21 juillet 2026 à 15h00
Nintendo emmène l'univers de Splatoon vers l'aventure solo (parsemée de coopération) avec Splatoon Raiders,. Nous avons exploré l'archipel Spirhalite et voici notre avis complet.
Test Splatoon Raiders : Le virage solo réussi de la franchise sur Nintendo Switch 2 ?

Conditions de test

  • Manette utilisée : Manette Switch 2 Pro
  • Console utilisée : Nintendo Switch 2
  • Temps de jeu : Environ 8 h (Histoire pas encore terminée)
  • Version du jeu : Version commerciale fournie par Nintendo

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Une chasse au trésor qui prend vite des allures d'obsession

Après un atterrissage forcé sur l'archipel Spirhalite, Mécano, le nom générique donné au personnage que nous incarnons, fait équipe avec le trio des Tridenfer, composé de Pasquale, Angie et Raimi, afin de comprendre ce qui se trame sur ces terres inconnues. Si leur objectif premier consiste simplement à trouver un moyen de rentrer chez eux, la perspective de mettre la main sur de nombreux trésors prend rapidement le dessus. Cette quête de richesse n'éclipse toutefois jamais totalement le fil conducteur du récit. Au contraire, les découvertes qui jalonnent l'exploration viennent progressivement enrichir l'intrigue et donnent une véritable raison de poursuivre l'aventure. Sans réinventer la formule du jeu d'aventure, Splatoon Raiders parvient à éveiller la curiosité au bon moment, sans jamais en faire trop.

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L'archipel se dévoile progressivement, sans jamais basculer dans un véritable monde ouvert. L'exploration s'organise autour d'une carte où les différents points d'intérêt se débloquent au fil de l'aventure, avec la possibilité de choisir librement la prochaine mission à entreprendre. Celles-ci prennent place dans des environnements relativement compacts, qu'il s'agisse de secteurs dédiés ou d'arènes conçues autour d'objectifs spécifiques. Ce découpage en petites sessions rythme efficacement la progression et permet d'enchaîner les expéditions sans jamais donner l'impression d'être noyé dans une carte démesurée.

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Peindre pour avancer, combattre pour progresser

Le cœur du gameplay repose sur un principe familier pour quiconque a déjà joué à un Splatoon, à savoir la gestion de l'encre. Toutes les armes servent aussi bien à peindre qu'à attaquer, même si chacune possède son propre fonctionnement selon son type. La peinture ne sert d'ailleurs pas uniquement aux combats : elle permet également de se déplacer bien plus rapidement sous forme de calmar lorsque nous évoluons dans notre propre encre, tout en rechargeant notre jauge.

À l'inverse, cette transformation devient pénalisante sur un sol non peint, où nos déplacements ralentissent, et reste impossible dans l'encre adverse, qui nous inflige des dégâts, que nous soyons transformés ou non. Cette alternance permanente entre attaque, déplacement et gestion de la ressource donne un rythme particulier aux affrontements, où il faut autant maîtriser le terrain que les ennemis qui l'occupent.

Les Salmonoïdes, adversaires omniprésents de l'aventure, se déclinent sous de nombreuses formes, entre spécimens volants, protégés ou particulièrement imposants. Pris individuellement, la plupart ne représentent pas une grande menace, à l'exception des Salmonoboss et de quelques ennemis plus coriaces qui imposent immédiatement le respect. C'est surtout leur nombre et leur diversité qui peuvent rapidement nous mettre en difficulté, surtout lorsque nous gérons mal nos déplacements ou notre territoire d'encre, sachant que nous ne disposons que de trois vies par niveau.

a rencontre avec un Salmonoboss marque généralement la fin de la mission, puisqu'il faut obligatoirement le vaincre pour récupérer le coffre qu'il laisse derrière lui. Autre détail appréciable, la couleur de la peinture change à chaque niveau sans que nous puissions la choisir, ce qui renouvelle légèrement l'ambiance visuelle sans jamais nuire à la lisibilité.

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Notez que la difficulté peut être ajustée dès le début de l'aventure, mais aussi plus tard en revenant sur des niveaux déjà terminés. Ces derniers peuvent alors être rejoués dans une version plus exigeante, avec de meilleures récompenses à la clé. Une liberté bienvenue, qui permet aussi bien aux joueurs en quête de défi qu'à ceux préférant avancer tranquillement dans l'histoire de profiter du rythme qui leur convient.

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Une progression qui récompense la curiosité

Chaque niveau reste rejouable à volonté, que ce soit pour améliorer ses statistiques, récupérer des consommables, retrouver des trésors manquants ou fabriquer de nouveaux objets. Le titre pourrait rapidement devenir redondant en nous demandant de revenir régulièrement dans des missions déjà terminées, mais ces retours offrent surtout l'occasion de tester de nouvelles armes ou compétences dans des environnements déjà maîtrisés, sans réelle pression.

Certaines zones semblent favoriser un équipement précis, mais rien n'empêche d'expérimenter une approche différente pour varier les plaisirs, comme utiliser un fusil dans un couloir étroit ou, au contraire, privilégier une arme plus adaptée aux espaces ouverts.

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Splatoon Raiders se révèle également être une excellente porte d'entrée dans l'univers de la licence, notamment pour les joueurs et joueuses qui n'ont jamais découvert un épisode Splatoon. Les armes et compétences se débloquent progressivement, tandis que certaines quêtes demandent même de les exploiter dans des niveaux façon « plateformer » spécialement conçus pour cela. En plus d'être suffisamment exigeantes, ces séquences nous apprennent naturellement à mieux utiliser notre arsenal, sans jamais donner l'impression de suivre un tutoriel classique.

Difficile de ne pas comparer Splatoon Raiders au mode solo des précédents épisodes, qui servait principalement de longue introduction avant de basculer vers le multijoueur compétitif. Ce spin-off propose au contraire une aventure bien plus consistante, pensée comme une expérience complète et non comme un simple passage obligé.

Le système de progression entretient également ce sentiment d'évolution constante. Monter de niveau octroie des points d'aptitude à investir dans nos réservoirs, ce qui permet de continuer à avancer, même après des missions plus courtes, tout en limitant la frustration lors des affrontements contre les boss les plus coriaces.

Le multijoueur dans tout ça ?

Bien que le titre propose une aventure entièrement réalisable en solo, la licence ne perd pas son aspect multijoueur, mais cette fois-ci axé sur la coopération.

Nintendo ayant ouvert quelques créneaux en ligne, nous avons eu l'occasion de tester le mode multijoueur, jouable jusqu'à quatre participants, aussi bien en ligne qu'en local sans fil. Les parties se sont montrées particulièrement agréables, avec un rythme plus ou moins soutenu selon le niveau choisi, sans le moindre ralentissement ni problème de connexion durant nos sessions. Malgré une période de test où le nombre de joueurs restait encore limité, les temps de recherche sont systématiquement restés sous la minute, une excellente surprise.

Tous les participants partagent la même encre, ce qui facilite naturellement la coordination, tandis que porter assistance à ses coéquipiers permet d'obtenir différents bonus. Depuis la carte, il est possible de demander de l'aide sur une mission précise ou, à l'inverse, de rejoindre automatiquement un joueur ayant lancé un appel à l'assistance. Dans les deux cas, chacun est récompensé, ce qui encourage naturellement l'entraide et renforce le sentiment de vivre une véritable aventure coopérative plutôt qu'une simple succession de missions en groupe.

En revanche, si le mode local sans fil est bien présent, chaque participant doit disposer de sa propre console. Aucun véritable écran partagé n'est proposé pour jouer à plusieurs sur une seule machine, un choix compréhensible sur le plan technique, mais qui pourra décevoir les joueurs espérant une expérience plus familiale.

Réservoirs, gadgets et compagnons de route

Notre personnage sera rapidement équipé d'un module qui permet d'adapter notre style de jeu selon trois orientations, entre puissance, mobilité et approche tactique. Chacune débloque des gadgets spécifiques, eux-mêmes améliorables grâce aux ressources récupérées tout au long de l'aventure. De quoi permettre à chacun de trouver une approche qui lui correspond, que l'on privilégie les affrontements frontaux ou une manière plus mobile d'aborder les groupes de Salmonoïdes.

Ces gadgets apportent une véritable variété aux combats. Afin de donner un exemple pour chaque module, une splashette (simili-hache) pensée pour les réservoirs puissants permet de trancher les rangs de Salmonoïdes à bout portant, une botte kaboum offre un bond salvateur pour échapper à une situation délicate, tandis qu'une marmitourelle arrose les ennemis en rafale depuis une position plus stratégique. Associés aux trois orientations de réservoir, ces outils proposent suffisamment de combinaisons pour que deux joueurs n'abordent jamais une expédition exactement de la même façon.

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Entre deux expéditions, nous revenons sur une plateforme flottante qui fait office de camp de base. C'est ici que l'on peut développer les différentes infrastructures, débloquer de nouvelles fonctionnalités pour les gadgets, consulter le glossaire ou encore personnaliser notre personnage. Les possibilités de personnalisation restent toutefois assez limitées : les coupes de cheveux et les visages sont peu nombreux, tandis que les nouvelles tenues s'obtiennent principalement en accomplissant des quêtes et des succès. Les reliques récupérées au fil de l'aventure peuvent, quant à elles, être revendues ou investies dans l'amélioration de nos compétences et de notre équipement.

Les personnages emblématiques de la série ne sont jamais bien loin. Avant chaque expédition, nous choisissons librement lequel de Pasquale, Angie ou Raimi prendra place à bord du robot d'exploration qui nous accompagne. Ce choix reste ensuite verrouillé pendant toute la mission. En récupérant suffisamment d'œufs sur les ennemis, notre compagnon peut déclencher son Solo Fracassant, une compétence ultime propre à chaque personnage, qu'il s'agisse de l'invocation dévastatrice de Pasquale ou de la charge de Raimi. Au-delà de cette capacité, le robot participe activement aux combats à distance et offre un saut amélioré particulièrement utile pour explorer les niveaux.

Une direction artistique soignée, une maniabilité à apprivoiser

Visuellement, Splatoon Raiders reste fidèle à l'identité de la licence. La direction artistique est toujours aussi réussie, grâce à ses couleurs vives et à ses environnements variés, allant des plages tropicales aux montagnes volcaniques en passant par des donjons souterrains grouillant de Salmonoïdes. Les armes conservent également cet aspect bricolé maison, comme si elles avaient été assemblées à partir de matériaux recyclés, un véritable marqueur d'identité pour le titre. Impossible toutefois de les fabriquer nous-mêmes, puisque tout s'obtient au fil des expéditions et selon les Salmonoïdes que nous combattons, car, fait intéressant, en plus de laisser tomber des armes ou composants classique, certains laissent tomber leur équipement tel qu'une casserole ou un sceau. 

chaque arme disposant d'un niveau de rareté ainsi que de compétences ou passifs qui lui sont propres. Certaines séquences nous invitent également à traverser l'eau sur une planche, généralement de manière assez linéaire mais toujours agréable, ou encore à planer à l'aide d'une plante ou du robot qui nous accompagne. Les personnages comme les ennemis profitent eux aussi d'un design cohérent avec le reste de l'univers, sans véritable fausse note.

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Côté sonore, la bande originale reste dans la continuité de ce que propose la série depuis ses débuts. Rien de révolutionnaire, mais une identité musicale immédiatement reconnaissable qui accompagne efficacement le rythme des expéditions sans jamais prendre le dessus sur l'action.

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La prise en main demande enfin un temps d'adaptation, notamment pour bien maîtriser les contrôles liés aux armes. Le gyroscope reste disponible pour affiner la visée, mais son utilisation n'est jamais imposée, laissant chacun choisir la manière de jouer qui lui convient. Après quelques heures, les commandes deviennent naturelles et permettent de profiter pleinement du dynamisme des affrontements, sans rencontrer de problème particulier.

Conclusion

8.5 Splatoon Raiders ne bouleverse pas les codes de la licence, mais il réussit pleinement son pari en proposant une aventure solo plus ambitieuse que les précédents modes histoire.

Accessible sans être simpliste, il constitue une excellente porte d'entrée pour découvrir l'univers de Splatoon, tout en offrant suffisamment de profondeur pour séduire les habitués grâce à sa personnalisation, sa rejouabilité et son mode coopératif convaincant.

On aurait aimé que Nintendo prenne davantage de risques sur certains aspects de la formule, mais ce premier véritable spin-off pose des bases solides et prouve que la licence peut exister autrement que par son multijoueur compétitif.

Une réussite qui donne naturellement envie de voir jusqu'où Nintendo pourra pousser le concept dans un futur épisode, confirmant tout le potentiel de cette nouvelle orientation.
  • +Une excellente porte d'entrée dans l'univers de Splatoon
  • +Gameplay toujours aussi dynamique grâce à la gestion de l'encre
  • +Progression gratifiante et rejouabilité bien pensée
  • +Direction artistique fidèle et réussie
  • +Coopération efficace et agréable à plusieurs
  • -Une structure de missions parfois répétitive
  • -Peu de prise de risques par rapport à la formule Splatoon
  • -Personnalisation du personnage assez limitée
  • -Pas d'écran partagé en local

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