Avec son nouveau système Genesis Terminal, Valve propose une mécanique inédite dans Counter-Strike 2. Officiellement, il ne s'agit pas de loot boxes, mais les joueurs dénoncent un modèle encore plus vicieux.
Depuis des années,
Valve est intimement lié aux microtransactions, en particulier à travers le marché des skins dans Counter-Strike. Mais l'éditeur se retrouve de plus en plus contraint par les
lois européennes sur les jeux d'argent, qui limitent fortement l'utilisation de loot boxes. En France, en Belgique et aux Pays-Bas par exemple, la société a dû revoir sa façon de faire il y a quelques années. Mais avec le
Genesis Terminal, lancé le 17 septembre, l'entreprise semble avoir trouvé un moyen de rester dans la légalité tout en conservant la dimension addictive de ses systèmes.
Un système gratuit en apparence
Chaque semaine, les joueurs de
CS2 reçoivent un
Sealed Genesis Terminal. En l'activant, ils ont trois jours pour découvrir des skins, révélés un par un. Impossible de revenir sur un choix refusé, soit vous gardez le skin proposé, soit vous passez au suivant, définitivement perdu.
Sur le papier, cela ressemble à un mini-jeu de hasard : accepter un skin moyen ou tenter sa chance pour décrocher un cosmétique rare. Mais il y a une subtilité de taille :
les skins ne sont pas gratuits. Chacun est affiché avec un prix fixé par Valve, allant de quelques centimes pour un pistolet jusqu'à près de
1 600 dollars pour les cosmétiques les plus rares.
Une mécanique qui joue sur la peur de manquer
Ce fonctionnement repose sur le
FOMO (fear of missing out). L'idée d'abandonner un skin rare, peut-être inaccessible plus tard, pousse les joueurs à céder à l'achat. Comme l'explique un commentaire sur Twitter « Valve a inventé une boutique d'objets encore pire que le jeu d'argent ».
Si les skins peuvent être revendus sur le marché après une semaine, rien ne garantit de récupérer la somme investie. Les joueurs doivent donc prendre une décision rapide, sous pression, sans certitude de rentabiliser leur achat.
Une manière de contourner les régulations
En Belgique, aux Pays-Bas ou en France, certaines loot boxes traditionnelles sont interdites, car elles exigent un paiement avant de révéler le contenu. Le Genesis Terminal contourne ce problème,
le joueur découvre l'objet avant de payer. Valve l'explique dans une note de mise à jour :
Les clients en Belgique, aux Pays-Bas et en France peuvent désormais ouvrir leurs Genesis Terminal scellés.
Le modèle rappelle le scanner à Rayon X introduit en France en 2019, qui montrait le contenu d'une caisse avant l'achat, mais avec la contrainte de devoir la réclamer pour utiliser le scanner à nouveau, et donc obliger le joueur à passer à la caisse malgré tout.
Ce système, qui brouille la frontière entre boutique et loot box, pourrait bien devenir un nouveau standard pour l'éditeur… quitte à accentuer encore les critiques d'une partie de la communauté. Mais en sachant que Valve gagne énormément d'argent grâce à ses skins, nul doute que la société tente de pousser les joueurs à l'achat, même s'il faut pour cela mettre l'éthique de côté.
commentaire (1)
Ils sont forts Valve pour extirper de l'argent mais corriger les bugs c'est autres chose