L'une des franchises les plus populaires de chez Nintendo, WarioWare nous revient cette année sur Switch pour le plaisir des petits comme des grands. Nous retrouvons Wario, le fameux antihéros de la franchise Mario, cette fois-ci accompagné de toute sa bande pour des vacances pas si reposantes. Nous l'avons eu en main et voici notre avis .
Le contexte
Très clairement, il ne faut pas s'attendre a être bouleversé par l'histoire de Wario, imaginée
dans le simple but de contextualiser le jeu. Ici, notre antagoniste et sa bande se retrouvent en voyage de vacances, sur une île où une divinité a fait don de posolithes aux habitants. Ces dernières sont des pierres ressemblant
trait pour trait aux Joy-Cons et en mesure de donner des pouvoirs à ceux qui les utilisent.
Toute l'équipe se trouve éparpillée sur l'île et confrontée à de nombreuses péripéties avant de pouvoir se retrouver et naviguer ensemble.
Gameplay
Tous les mini-jeux sont à réaliser de préférence debout et toujours en prenant une pose particulière. En plus de contextualiser et expliquer les positions, le mode histoire vous permet de les comprendre. Chacune a un nom défini et donne un indice sur le mouvement à venir. Néanmoins, face à la réactivité nécessaire pour comprendre certains jeux, il se peut que vous soyez rapidement perdu. Prenez en compte également que si certains mouvements sont intuitifs, d'autres demandent un temps de compréhension, parfois trop long pour pouvoir entamer le jeu en question.

Il est vrai que ce concept est inhérent à la franchise, mais il peut rapidement devenir frustrant surtout lorsque
vous combinez les mêmes positions, ou même si vous avez un boss à combattre selon une «
danse » particulière. Pour autant, les poses ne sont pas difficiles à retenir et s'effectuent facilement
à condition de faire le bon mouvement. Lié à l'incohérence de certaines demandes, il se peut que vous cherchiez désespérément à comprendre comment fonctionne le mini-jeu par le biais de mouvements déconstruits ou incohérents, que
la console aura du mal à détecter…
Pour autant, soyez sans crainte, car le jeu vous demande de valider la position avant utilisation, mais peut également faire des zooms pour bien montrer le sens ou la fonction. Il est maintenant essentiel de ne pas se laisser berner par les noms parfois cocasses de certaines postures. Par exemple,
la position du chevalier ne signifie pas nécessairement que vous vous apprêtez à engager un combat. Restez donc vigilant. Vous serez amené à pêcher, couper des fruits/légumes, courir, contrôler un train ainsi qu'un nombre impressionnant d'activités annexes parfois même
relatives à d'autres franchises de chez Nintendo.
Plus vous avancez dans le titre et plus la difficulté ainsi que la diversité des poses à prendre s'accentue pour éviter de rendre le titre trop facile ou monotone. Il est d'ailleurs intéressant de voir comment
la difficulté est gérée. Comme
WarioWare: Move It! est de nature un jeu très réactif, les développeurs jouent sur les sens des joueurs afin de les tromper ou de les obliger à répondre au dernier moment. Point d'autant plus intéressant quand il est couplé à un gameplay véloce.
Les modes
Le titre vous accueille avec seulement deux modes et l'absence de panneau de configuration est contraignant pour ceux qui souhaiteraient avoir la voix originale des personnages en jeu. Le mode histoire narre
les aventures de Wario et sa bande tandis que le mode Fiesta est axé sur le jeu en famille, ou entre amis.
Mode histoire
Trame principale du titre, même si ce n'est pas ici que vous passerez la majeure partie de votre temps, il vous faut, seul ou avec un deuxième joueur retrouver les membres perdus sur l'île. Ces derniers sont tous soumis à une condition particulière qui définit le timing du jeu. Par exemple, Wario se fait courser par des aborigènes et le seul moyen de les semer est de réaliser
des mini-jeux à intervalles réguliers avant d'affronter un boss. Notez que les personnages acteurs du moment n'ont pas de répercussion ni même avantages/inconvénients lors des mini-jeux.
Il faut deux manettes et non pas deux Joy-Cons pour participer
en coop au mode histoire. Il est ainsi impossible de leurrer les positions en utilisant qu'une seule main. Vous disposez de cinq vies avec la possibilité de recommencer à zéro lors de votre mort en pratiquant une pose spéciale.
Le mode histoire est réellement un jeu coopératif où chaque joueur œuvre pour le bien commun, avec également
la possibilité de se sauver mutuellement en cas d'échec. Certains jeux sont même à faire en simultané avec des actions très souvent connexes.
Finalement, en plus d'avancer dans l'histoire et de participer aux mini-jeux, il est également possible d'accéder au musée et au cinéma, respectivement pour rejouer et se perfectionner à certaines activités déjà déverrouillés et relancer diverses cinématiques. Le musée permet ainsi de
rattraper son retard ou de mieux comprendre les actions à réaliser. Notez également que plus vous réussissez, plus le niveau de difficulté augmente.
Mode Fiesta
Tout d'abord, notez qu'ici un seul Joy-Con par personne est nécessaire. Cela
retire un peu d'immersion, mais permet de faire jouer jusqu'à quatre joueurs avec seulement deux paires de Joy-con.

C'est ce que l'on pourrait appeler
le mode « Arcade », comprenant cinq modes de jeu, dont quatre peuvent être joués par deux à quatre joueurs, le dernier nécessitant obligatoirement quatre joueurs. Le concept est différent de ce qu'il est possible de voir en mode histoire puisqu'ici
les mini-jeux ne s'enchainent pas aussi vite.
Nous saluons toutefois la conception des différents plateaux qui représentent des univers déjà bien connus, mais
intéressants à exploiter. De fait, on retrouve le fameux «
1, 2, 3, Soleil » ou même un jeu de plateau classique où il faut avancer en tirant un dé à condition de gagner le mini-jeux du tour.

Ce qui est intéressant ici, c'est de voir à quel point le titre conserve son aspect loufoque et complètement aléatoire avec des jeux barrés ainsi que des règles parfois contournables par d'autres actions en jeu. En bref, il est presque impossible d'identifier qui va gagner à mesure que le jeu avance
tant les retournements de situations sont possibles. De quoi amuser certains, à la grande frustration des autres. Mauvais perdant, s'abstenir !
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