Annoncé comme un roguelite mêlant action et folklore japonais, Towa and the Guardians of the Sacred Tree fera très rapidement son arrivée sur pc et consoles. Cette Preview nous a permis d'explorer les premières heures de l'aventure et de comprendre ce que le titre souhaite proposer aux joueuses et aux joueurs dont voici notre ressenti.
Annoncé comme un roguelite d'action à l'esthétique inspirée de la culture japonaise,
Towa and the Guardians of the Sacred Tree, développé par Brownies Inc. et édité par Bandai Namco Entertainment, cherche à proposer une expérience à la fois accessible et exigeante. Nous avons pu parcourir les premières heures du jeu afin d'identifier ce qui attend les joueuses et les joueurs.
L'histoire s'articule autour de Towa, une jeune élue choisie par Shinju, le dieu local. Gardienne du village qui porte son nom, elle se retrouve chargée de retrouver huit gardiens après l'apparition de Magatsu, un démon impitoyable qui répand ses miasmes sur le monde.
Towa et les huit gardiens reçoivent alors la puissance liée des Kagura et Tsuguru, leur permettant de gagner en force et de survivre l'un grâce à l'autre.
Avant toute chose, il convient de souligner que le jeu accorde une place importante à la narration, aussi bien dans le développement du Lore que dans les relations entre les personnages. Si vous êtes allergique aux dialogues nombreux et parfois répétitifs, il vaut mieux passer votre chemin.
L'histoire se déploie progressivement et chaque étape du voyage apporte de nouveaux éléments. Ces découvertes se font aussi bien lors des moments de calme que pendant les différentes explorations.
C'est ainsi que le jeu s'ouvre dans le village, véritable cœur narratif et point de départ de chaque progression. On y rencontre des habitants aux rôles bien définis, comme le forgeron ou le maître du dojo. C'est ici que l'on prépare ses sorties, que l'on améliore ses personnages et que l'on façonne peu à peu sa propre aventure. Entre deux expéditions,
le retour au Village Shinju sert de respiration et de tremplin. On y dépense le minerai récolté, on débloque des améliorations au
dojo, on façonne de nouvelles épées chez l'artisan et l'on découvre des activités annexes, comme la
pêche, qui offrent des ressources utiles pour mieux repartir. Cette boucle de jeu installe une sensation de progression continue, même après un échec. Ce fonctionnement apporte un rythme équilibré,
alternant entre phases de préparation et expéditions plus rythmées.
En revanche, le mode coopératif perd de sa pertinence une fois dans le village.
Le deuxième joueur est en grande partie mis de côté, n'ayant rien à faire d'autre qu'attendre que le joueur principal se prépare à repartir. Ce manque d'interaction entre les phases de jeu rend cette partie du gameplay un peu frustrante, surtout lorsque l'on constate que les activités proposées sont limitées ou peu engageantes pour un second joueur.
Une progression plus ou moins linéaire
La progression dans le jeu est plutôt simple à comprendre. Vous devez affronter un certain nombre de boss secondaires avant de pouvoir vous mesurer à
Magatsu. Chaque protecteur du démon possède sa propre zone d'expédition, découpée en dix segments distincts. Pour passer de l'un à l'autre, certaines conditions doivent être remplies,
même si dans la majorité des cas, il suffit d'éliminer l'ensemble des ennemis présents.
Chaque expédition fonctionne selon
une logique de type die and retry, à la manière d'un jeu comme Hadès. À chaque passage de porte, vous êtes invité à faire un choix sur ce que vous allez rencontrer dans la prochaine zone. En règle générale, au moins deux chemins s'offrent à vous,
chacun menant vers un type de récompense ou de défi spécifique.
Les expéditions varient à chaque tentative, à l'exception du mini-boss et du boss final, qui restent fixes. Il est ainsi possible de croiser des portes menant vers des points d'intérêt variés, comme des zones de soin, des échoppes, des améliorations ou encore des zones plus hostiles mais potentiellement plus gratifiantes.
Une fois la zone nettoyée, un arbre sacré apparaît et vous permet de récupérer votre récompense. Celle-ci peut prendre la forme d'
une amélioration temporaire valable uniquement pour l'expédition en cours, ou bien d'une ressource à échanger au village ou dans les magasins disséminés au fil des parcours.
Un duo qui structure l'action
Bien que le titre soit pensé pour la coopération, il reste tout à fait possible d'y jouer en solo.
Les deux protagonistes étant liés par un fil d'âme rouge, ils ne peuvent pas trop s'éloigner l'un de l'autre. Ce lien impose un positionnement stratégique qui, dans les combats, ajoute une dimension tactique bienvenue. En solo, votre compagnon vous suit automatiquement et vous pouvez déclencher ses compétences à volonté. Il est même possible de le contrôler manuellement en attribuant chaque joystick à un personnage, une approche tactiquement intéressante mais plus complexe à maîtriser.
Le système repose sur une complémentarité bien définie.
L'un incarne le combattant principal et manie les épées, tandis que l'autre assure un rôle de soutien grâce à un bâton. Plus précisément, les Tsurugi se battent au corps à corps avec deux lames, tandis que les Kagura interviennent à distance en apportant du soutien et du contrôle via leurs sorts. La prise en main valorise l'observation des ennemis, l'esquive au bon moment et le placement intelligent. Dès les premiers affrontements, on comprend qu'il vaut mieux esquiver que foncer tête baissée,
en particulier face aux ennemis les plus redoutables.
La gestion de l'arsenal est elle aussi importante. Les armes gagnent en efficacité à chaque expédition et il devient vite essentiel de surveiller leur durabilité, de choisir les bons bonus et de spécialiser son style de jeu pour en tirer le meilleur. Le système pousse à expérimenter sans enfermer le joueur dans une voie unique puisque chaque gardien dispose de son propre équipement et arbre de compétences tant sur la forme offensive que support.
Cela dit,
cette richesse stratégique perd de sa substance en coopération locale. Les sorts du deuxième joueur ne sont généralement pas améliorés durant l'expédition, même s'il est possible de les modifier une fois de retour au village. De plus, les temps de recharge des sorts les plus puissants sont assez longs, ce qui réduit l'impact du joueur de soutien en plein combat.
Comme la combinaison de sorts du Kagura dépend du gardien sélectionné, il n'est pas toujours possible de s'adapter en fonction des besoins du moment ou des préférences de gameplay.
Ce système peut donner lieu à des combinaisons Tsurugi-Kagura intéressantes,
à condition de bien préparer son duo. Mais pour le joueur numéro deux, qui incarne le Kagura, l'expérience peut parfois manquer de profondeur. Il ne dispose pas d'attaque manuelle, hormis une attaque automatique déclenchée lorsqu'il est suffisamment proche d'un ennemi, et
reste principalement dépendant de ses sorts. Il doit donc constamment se repositionner pour ne pas gêner le Tsurugi, tout en attendant que ses compétences se rechargent, ce qui peut entraîner une certaine lassitude.
Cela étant dit, le duo reste essentiel à la progression. Chacun possède des compétences clés qui profitent à l'autre, et
c'est dans cette synergie que réside l'intérêt du gameplay. Toutefois, l'équilibre entre les deux rôles reste perfectible et pourrait gagner en profondeur pour offrir une expérience plus équitable en coopération.
Une identité artistique affirmée
La direction artistique s'oriente vers une ambiance picturale, où créatures, temples et paysages se répondent dans
une vue isométrique parfaitement lisible. La bande-son accompagne les mouvements avec justesse, sans jamais dominer l'action, et sait se faire discrète dans les scènes plus calmes, notamment au village. Très rapidement,
l'univers impose une identité visuelle forte qui donne envie d'en découvrir davantage.
Sur le plan de la colorimétrie, le jeu adopte des tons chaleureux, mettant en valeur l'esthétique japonaise à travers des couleurs vives et pastel, ainsi qu'une présence marquée des fleurs de cerisier. Cet équilibre visuel fonctionne très bien et participe pleinement à l'immersion.
En résumé, si vous êtes sensible aux ambiances colorées et à l'aspect peinture vivante,
le titre devrait sans mal vous séduire.
Ce que l'on peut attendre
Sur cette base, Towa and the Guardians of the Sacred Tree propose une formule séduisante. L'association d'un duo complémentaire, d'une progression structurée autour du village et d'un univers visuellement soigné
laisse entrevoir un projet solide.
La sortie mondiale est prévue pour le
19 septembre 2025 sur PC via Steam, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch. Les premières heures donnent envie de revenir peaufiner ses builds et de découvrir jusqu'où ce monde mystique peut nous mener. On note toutefois une certaine frustration liée au mode coopération, qui révèle une forme d'inégalité entre les deux joueurs. Le joueur secondaire dispose bien d'un rôle de soutien, mais celui-ci reste limité, notamment par l'absence d'attaque au corps-à-corps manuelle ou de véritable soin, ce qui nuit à la dynamique du duo.
Cela étant dit, le jeu conserve un intérêt évident en solo, où il devrait exiger une bonne dose de dextérité et une lecture attentive du gameplay pour espérer aller au bout de l'aventure. En somme, un titre prometteur, à condition que la complémentarité entre les deux joueurs soit davantage développée à mesure de la progression, en milieu et fin de partie.
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