Preview Tales of the Shire : Le jeu cozy ultime pour les fans du Seigneur des Anneaux ?

Clémence Usseglio Publié par Clémence Usseglio
le 22 septembre 2024 à 20h00
Nous avons eu l'opportunité de découvrir Tales of the Shire en avant-première, lors d'une session hands-on. Voici toutes nos impressions concernant le jeu de simulation de Weta Workshop, plongé dans l'univers de Tolkien.
Preview Tales of the Shire : Le jeu cozy ultime pour les fans du Seigneur des Anneaux ?
Annoncé pour la toute première fois en 2022, le jeu de simulation Tales of the Shire, qui n'a dévoilé son nom qu'en septembre 2023, a su piquer la curiosité des joueurs et des joueuses (dont la nôtre), notamment pour les férus de titres dits « cozy » (ou « cosy ») et aimant l'univers créé par J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux. Proposant à la communauté de vivre tel un hobbit et de se lancer dans diverses activités (cuisine, pêche, cueillette, etc.), Tales of the Shire est plutôt prometteur sur le papier. Mais qu'en est-il réellement, soit clavier/souris sous les mains ?

Nous avons eu l'opportunité de passer plusieurs heures à explorer Tales of the Shire sur PC. Après un temps passé au sein de la Comté, et plus particulièrement au cœur du charmant village de Lèzeau (connu sous le nom de « Bywater » en version anglaise), voici nos premières impressions sur ce jeu de simulation et de gestion, développé par Weta Workshop et édité par Private Division.
Au fond d'un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni pour se nourrir : c'était un trou de hobbit, d'où un certain confort.
- Citation tirée du roman Le Hobbit, écrit par J.R.R. Tolkien.

La vie paisible mais occupée d'un hobbit

Mon hobbit à moi

La Comté. Le Troisième âge.

Tout droit sorti du Poney Fringuant, notre cher hobbit (homme ou femme) se repose paisiblement au bord de la route, alors qu'un homme de gris vêtu et possédant un haut chapeau s'arrête pour nous réveiller.

Ni une ni deux, Tales of the Shire nous propose alors de créer notre hobbit, grâce à un système de personnalisation assez simple mais disposant de suffisamment d'options, réparties dans différentes catégories (morphologie, tête, oreilles, cheveux, nez, etc.). Le jeu de simulation de Weta Workshop a, d'ailleurs, la bienveillance de proposer divers prénoms et noms de famille avec une sonorité très hobbit, afin d'éviter de longues minutes à nous creuser les méninges pour façonner l'identité de notre personnage.

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Après avoir customisé notre Semi-homme (ou Semi-femme, en l'occurrence), l'aventure s'ouvre à nous alors que l'étranger, qui n'est ni plus ni moins que le très fameux Gandalf, nous dépose au village Lèzeau, notre destination finale. Bien que des dragons ou autres créatures fantastiques ne nous attendent pas à la croisée du chemin, c'est bien une aventure qui s'ouvre à nous.... une dans laquelle le second petit déjeuner est de rigueur.

Le second petit déjeuner attendra

Catégorisé comme un jeu de simulation, Tales of the Shire possède toutes les composantes caractérisant ce genre bien particulier et en plein essor ces dernières années. Ainsi, tout au long de l'aventure, nous sommes amenés à terminer des quêtes pour tel ou tel personnage, et ce, dans l'objectif de faire de Lèzeau un véritable village. C'est, en tout cas, le postulat de base, qui exige tout d'abord de trouver le livre des Règles (but de l'acte 1, que nous avons pu parcourir entièrement). Et autant dire qu'il y a du travail.

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Entre la pêche, la cuisine, la cueillette et le jardinage, la vie de notre hobbit se voit régulièrement ponctuée de tâches, demandant très souvent d'effectuer des allers-retours au sein du village, qui est tout simplement magnifique (mais nous y reviendrons). Par ailleurs, Tales of the Shire dispose d'un système de relations : il est, ainsi, important de nouer des liens avec les habitants, notamment en les aidant et en leur préparant de bons repas (selon leurs envies du moment). À cela s'ajoute également l'aménagement de notre trou de hobbit/maison, qui est rendu possible grâce à un mode construction bien pensé et intéressant.

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L'ensemble est rythmé par un cycle jour/nuit, qui exige d'aller dormir après le coucher du soleil (un écran récapitulant les progrès faits dans la journée, façon Stardew Valley, est alors proposé), mais aussi par les différentes saisons. Le tout étant donc plutôt dynamique et évolutif. Au cours de nos sessions, nous avons pu traverser des journées ensoleillées et d'autres pluvieuses. L'arrivée de la prochaine saison étant, par ailleurs, indiquée au lever du jour.

Fort heureusement, Tales of the Shire amène toutes ses mécaniques de façon progressive, afin que les joueurs, petits comme grands, ne soient pas perdus en cours de route.

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Du charme et de la douceur

Un jeu doux qui prend son temps

Durant les premières heures de jeu, le constat est sans appel : Tales of the Shire se veut être un jeu d'une douceur certaine. Le premier acte est, ainsi, l'occasion d'apprendre les différentes activités (pêche, jardinage, etc.), de rencontrer les PNJ (certains vous feront, très probablement, sourire) et d'assimiler les mécaniques. Cet apprentissage progressif est, d'ailleurs, bien amené car nous sommes invités à parler aux personnages et à terminer de petites quêtes pour eux (comme « préparer 3 repas », par exemple), afin de trouver le fameux livre des Règles qui est passé de main en main.

Tales of the Shire place, de ce fait, le joueur dans une situation très confortable d'entrée de jeu et prend ainsi son temps pour se dévoiler. Ce qui véritablement appréciable, c'est la paisibilité que dégage le jeu, rendant chaque session particulièrement relaxante. L'étiquette « cozy » est donc amplement méritée - contrairement à Stardew Valley, qui peut parfois se révéler un peu plus exigeant, surtout si vous optez pour une approche « try hard ». Cette sensation de sérénité est d'ailleurs magnifiée par la direction artistique et la bande originale de Tales of the Shire.

Charmant à souhait

Pour Tales of the Shire, Weta Workshop a adopté une direction artistique qui paraître particulière. Or, l'ensemble se veut très réussi et plutôt joli, une fois en jeu. Suivant le style un tantinet caricatural mais mignon de ses figurines appartenant à la gamme Mini Epics, la société a décidé d'opter pour des tons très colorés, un chara-design charmant et un aspect très pictural pour Tales of the Shire.

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Explorer le village de Lèzeau, qui est très vivant, est un vrai bonheur. Mention, d'ailleurs, spéciale au système de guidage, qui prend la forme d'oiseaux se posant sur les panneaux de direction, qui rend les trajets vraiment simples. En espérant, tout de même, que le jeu proposera, d'une façon cohérente, des déplacements rapides, par la suite. 

La bande originale accentue cette sensation de douceur, de confort et de repos intrinsèque à l'expérience Tales of the Shire grâce à des mélodies apaisantes, qui apportent une belle plus-value.

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Conclusion

Tales of the Shire s'annonce comme étant un jeu cozy des plus agréables, notamment en raison de sa direction artistique très jolie, sa bande originale très reposante et son gameplay amené avec douceur. Le titre saura très certainement plaire aux amateurs du genre ainsi qu'aux joueurs désirant une bouffée d'air frais, entre deux jeux AAA.

Le concept même du jeu, soit de vivre une vie en tant qu'hobbit, est très original et bien amené dans les premières heures de jeu, afin d'installer confortablement les joueurs, connaisseurs ou non de l'œuvre de J.R.R. Tolkien, dans cet univers fantasy riche.

Il nous tarde déjà de retourner dans le village de Lèzeau, de rencontrer de nouveaux personnages, de déceler les références/clins d'œil, de personnaliser notre maison et... surtout de découvrir ce que nous réserve Tales of the Shire par la suite. C'est donc une belle surprise pour le moment, en espérant que l'essai soit véritablement transformé lors de la sortie officielle en version 1.0.

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