Killer 7 est un ovni du jeu vidéo japonais et fait partie de ces jeux capables de l'élever au niveau de l'art. Pas étonnant lorsque l'on connaît un peu Suda Goichi qui était à la tête de ce projet en 2005 lors de sa sortie sur PS2 et Gamecube. Il fera son grand retour sur Steam d'ici à la fin d'année.
Suda 51 est une personnalité atypique dans l'univers du jeu vidéo japonais, et avec à ses côtés des talents comme Shinji Mikami (créateur de Resident Evil) ou Hiroyuki Kobayashi (producteur chez Capcom), il est évident que le projet enfanté ne peut être que farfelu. Ce trio a tenté de représenter le sexe et la violence d'une manière innovante pour son époque. Sachant que c'est le premier jeu du studio Grasshopper Manufacture à être sorti hors de son territoire d'origine, la tâche semblait ardu, mais il avait su capter une partie des joueurs pour vivre une aventure capable de les scotcher au fauteuil.
Après avoir mis en avant Killer is Dead sur Steam en 2014, le studio sortira Killer 7 cet automne. Un titre surréaliste que nous pourrions comparer aux œuvres cinématographiques du réalisateur japonais Takashi Miike. Alors forcément, Killer 7 ne plaira pas à tous puisque chacun aura une approche différente avec ce dernier et sera marqué ou non par l'expérience, comme cela pourrait être le cas pour un tableau issu de l'art abstrait. Déjà à son époque, il prenait à contre pieds les attentes des joueurs, sera-t-il capable de toucher une nouvelle génération de joueurs qui n'a pas spécialement grandi avec les mêmes références ? Seul le temps pourra nous donner la réponse.
Au niveau du titre en lui-même, il nous propose un drame géopolitique où la destruction du Japon semble imminente. C'est là où la section Killer 7 entre en scène, avec à sa tête Harman Smith. Ce dernier à la capacité de matérialiser 7 personnalités différentes, ayant des caractéristiques et armes spécifiques, avec lesquels il faudra empêcher Kun Lan et les mystérieuses créatures, répondant au nom de "Sourires Célestes" de répandre le chaos sur terre. Un pitch qui pose les bases d'un jeu déjanté, barré allant dans le sens d'un cinéma dérangeant de David Lynch ou Lars Von trier. Espérons que le titre nous propose un meilleur portage que celui de Killer is Dead qui souffrait de manque comme ne pas avoir le choix entre le 30 et le 60 FPS.
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