Après le succès de son premier opus sorti en 2021, « Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba : The Hinokami Chronicles » avait posé les bases d'une adaptation vidéoludique fidèle à l'anime phénomène. Quatre ans plus tard, CyberConnect2 remet le couvert avec une suite qui promet de couvrir de nouveaux arcs, d'étoffer son roster et de perfectionner une formule déjà spectaculaire. Mais au-delà du simple fan service, « The Hinokami Chronicles 2 » parvient-il réellement à s'imposer comme un jeu de combat marquant en 2025 ?
Conditions de test
- Manette utilisée : Thrustmaster HEART CONTROLLER
- Console utilisée : PC / Steam
- Temps de jeu : 10 heures
Préambule
« Demon Slayer: The Hinokami Chronicles 2 » est développé par CyberConnect2 et édité par
SEGA et Aniplex. Le studio japonais est reconnu pour son expertise dans l'adaptation d'anime, ayant déjà marqué les esprits avec « Naruto: Ultimate Ninja Storm ». Cette suite cherche à prolonger l'univers de Koyoharu Gotouge, en misant sur une narration fidèle et des combats accessibles pour un public large.
Ce nouvel opus intègre des arcs centraux de l'histoire, comme le Quartier des Plaisirs et le Village des Forgerons, tout en élargissant le nombre de personnages jouables. CyberConnect2 conserve une approche centrée sur l'accessibilité et la mise en scène, tout en ajoutant quelques ajustements pour encourager la rejouabilité.
Notre analyse s'appuie sur trois axes principaux : la direction artistique et technique,
le système de combat et le contenu narratif. Trois aspects qui définissent la valeur ajoutée de ce deuxième épisode par rapport à son prédécesseur.
Une histoire qui poursuit l'anime
Le mode histoire reste le cœur de l'expérience. CyberConnect2 reprend trois arcs majeurs : le Quartier des Plaisirs, le Village des Forgerons et l'Entraînement des Piliers. La progression se découpe en chapitres linéaires, qui alternent entre scènes narratives, phases d'exploration et combats clés.
La narration suit fidèlement le déroulé de l'anime, reproduisant les moments forts avec un mélange de cinématiques et de séquences interactives.
Les cinématiques reprennent directement la mise en scène de la série, avec un soin particulier porté aux dialogues et aux affrontements emblématiques. Certains combats sont ponctués de QTE qui servent à renforcer la tension dramatique. L'idée n'est pas de rendre ces passages plus difficiles, mais d'impliquer davantage le joueur en l'amenant à interagir lors des moments décisifs.
En revanche, les phases d'exploration restent limitées. Les environnements sont assez dépouillés, les déplacements manquent de fluidité et les interactions se réduisent à la collecte d'objets disséminés. Ces passages donnent un peu de respiration entre deux affrontements, mais leur intérêt ludique reste mince.
Ils servent surtout à étirer la durée du mode histoire, sans offrir de réelle valeur ajoutée.
Un gameplay accessible et lisible
Le système de combat repose toujours sur des affrontements en arène en 3D. La prise en main est immédiate : coups, enchaînements, garde, esquive et attaques spéciales s'apprennent rapidement. Le roster varié permet d'adopter différents styles de jeu,
chaque personnage bénéficiant d'animations qui reflètent ses techniques spécifiques.
Le système de duo, qui permet de changer de combattant en cours de partie, ajoute une dimension tactique intéressante. Il favorise des combinaisons variées et encourage l'expérimentation. Les attaques ultimes, quant à elles, servent de point d'orgue aux combats et donnent un rythme clair à chaque affrontement.
La lisibilité de l'action est l'un des points forts du jeu, avec une caméra qui reste stable et des animations précises.
Cela dit, les nouveautés par rapport au premier épisode sont limitées. Les bases fonctionnent toujours bien, mais
l'absence d'évolutions notables dans les mécaniques risque de laisser une impression de continuité plus que de renouveau.
Des modes annexes classiques mais utiles
Au-delà du mode histoire, le jeu propose plusieurs options annexes. Le
Versus est disponible en local comme en ligne, avec la possibilité d'affronter un ami sur le même écran ou de tester ses compétences face à d'autres joueurs. Le matchmaking en ligne est globalement stable, même si certains déséquilibres entre personnages peuvent créer de la frustration.
Un mode
Entraînement permet de se familiariser avec les mécaniques et de perfectionner ses enchaînements. Il reste simple dans ses options, mais il s'avère utile pour tester des combinaisons de duo ou comprendre les forces de chaque combattant. Les
Défis, quant à eux, ajoutent des objectifs secondaires qui prolongent la durée de vie et poussent à revenir en dehors de la campagne.
Enfin, une dimension collection vient compléter le contenu : costumes alternatifs, voix à débloquer et galeries d'illustrations.
Ces éléments n'apportent rien au gameplay, mais renforcent le lien avec l'anime et offrent des récompenses appréciables pour les fans qui souhaitent prolonger l'expérience.
Une direction artistique fidèle à l'anime
CyberConnect2 mise à nouveau sur le
cel-shading, qui permet de donner aux graphismes 3D une apparence proche de l'animation traditionnelle. Les contours nets et les aplats de couleurs offrent un rendu qui colle parfaitement au style visuel de la série. Le joueur a régulièrement l'impression de participer directement à un épisode.
Les effets visuels accompagnant les techniques de souffle ou les ultimes sont soignés et contribuent à donner une vraie identité visuelle au titre. La bande-son japonaise et le doublage renforcent encore l'immersion, en reproduisant fidèlement les intonations et l'ambiance sonore de l'anime. Sur PC, le jeu tourne de manière fluide, mais certains retours font état de
ralentissements ponctuels sur consoles lors des scènes les plus chargées.
Une suite qui privilégie la continuité
« Demon Slayer: The Hinokami Chronicles 2 » se présente comme une suite fidèle, qui mise sur la continuité plutôt que sur l'innovation. Le mode histoire reprend efficacement des arcs majeurs de l'anime, les combats restent agréables à prendre en main et les modes annexes assurent une certaine rejouabilité.
Pour les nouveaux joueurs,
il s'agit d'un bon point d'entrée, qui permet de découvrir l'univers sans se sentir perdu. Pour ceux qui ont déjà terminé le premier opus, l'expérience reste plaisante, mais elle n'apporte pas de véritable nouveauté de fond. Un jeu solide, fidèle et complet, mais qui choisit avant tout la sécurité.
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