Le studio marseillais KADES a dévoilé AZUR, un jeu de tir et de survie nerveux qui se démarque par son cadre ensoleillé. Fini les environnements grisâtres, direction une île méditerranéenne fictive pour des affrontements intenses où chaque balle compte, le tout développé par une petite équipe française passionnée.
Bienvenue sur l'île de Belmas. Face à la cité phocéenne, ce petit coin de paradis méditerranéen a troqué le chant paisible des cigales contre les cris de survivants désespérés. C'est ici que prend place
AZUR, le tout premier projet ambitieux du studio indépendant français KADES. Prévu pour la fin de l'année 2027, ce jeu de tir à la première personne mêlant joueur contre joueur et environnement hostile promet de bousculer les codes du genre avec une approche résolument directe et un refus catégorique des tendances actuelles de l'industrie.
Un soleil de plomb sur une Méditerranée dévastée
L'histoire d'AZUR prend racine dans une catastrophe écologique majeure. La fonte du permafrost a libéré le Cryovore, un virus redoutable qui a empoisonné les océans. Les humains, privés d'eau potable, se sont transformés en Riptides, des créatures assoiffées et dangereuses. L'action se déroule donc sur Belmas, une île fictive française qui offrait autrefois un paysage de carte postale.
Aujourd'hui, les façades s'effritent sous un soleil implacable,
offrant un contraste saisissant avec les zones grises et gelées habituellement explorées dans les jeux post-apocalyptiques. Chaque ruelle abandonnée et chaque plage balayée par la brise salée raconte un drame humain qu'il vaut mieux laisser enfoui.
Dans cet enfer ensoleillé, une mystérieuse organisation nommée Black Drip tire les ficelles. Elle rythme la progression des survivants en leur confiant des opérations périlleuses, allant de la défense de points stratégiques à l'infiltration de bunkers oubliés, en échange de précieux équipements.
Une survie nerveuse sans fioritures
Si de nombreux titres misent sur la collecte de ressources interminable,
les développeurs marseillais ont fait un choix radical. Le jeu supprime tout ce qui ralentit l'action. Pas de fabrication d'objets ou de menus complexes à rallonge. L'expérience se veut immédiate et punitive, comme ce que pouvait proposer le mode survie de H1Z1 à l'époque, ou DayZ aujourd'hui. « Vous apparaissez, vous trouvez une arme, et vous faites face », pouvons nous lire sur la
page Steam.
Les créateurs décrivent la sensation de tir comme un savant mélange d'arcade et de réalisme,
s'inspirant des grands noms du jeu de tir compétitif comme PUBG ou Counter-Strike, tout en conservant la tension des jeux de survie modernes. L'objectif n'est pas de s'enrichir, mais bien de rester en vie le plus longtemps possible. Pour sauvegarder son équipement, il n'y a pas de zone d'extraction classique. Les joueurs doivent utiliser des drones ou des hélicoptères de la société Black Drip pour sécuriser leur butin, une manœuvre risquée qui attire inévitablement l'attention des adversaires.
Un développement indépendant et audacieux
Derrière cette vision rafraîchissante se cache KADES Studio, une équipe de moins d'une dizaine de passionnés travaillant sur leur temps libre. Confiants dans leur feuille de route, le titre sortira directement en version finale, sans passer par la case de l'accès anticipé, ce qui explique un lancement éloigné.
La carte de six kilomètres carrés accueillera une quarantaine de participants par session sur des serveurs persistants. Les meilleurs survivants verront même leurs exploits diffusés en direct sur des écrans disséminés à travers l'île,
faisant d'eux des cibles de choix. Il faudra s'armer de patience avant de pouvoir fouler le sable ensanglanté de Belmas,
mais cette lettre d'amour au sud de la France et aux jeux de tir exigeants mérite assurément d'être suivie de près.
commentaires (2)
Marseille.... on va ce faire voler l équipement avant de pop sur la map....
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