Le rachat d'Activision Blizzard n'est pas encore acté et Sony ne voit pas forcément cette transaction d'un bon œil, notamment la potentielle exclusivité de Call of Duty, dans quelques années, estimant qu'il est impossible de concurrencer la licence.
Avec le potentiel rachat d'Activision Blizzard par Microsoft, de nombreuses questions se sont posées, et se posent encore,
notamment parce que Microsoft deviendrait la plus grande puissance vidéoludique, disposant de nombreuses licences, dont Call of Duty. S'il a été assuré, à plusieurs reprises et principalement par Phil Spencer, qu'une exclusivité n'est pas envisageable pour le moment, cela peut très bien arriver d'ici quelques années, et Sony en est conscient.
C'est pourquoi la société japonaise tente de faire comprendre qu'un rachat d'Activision Blizzard n'est pas forcément juste et loyal.
Dans
un rapport fourni à l'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA),
Sony a argumenté que cette acquisition nuirait fortement à l'industrie du jeu vidéo, créant un monopole. Call of Duty est évidemment pris en exemple, étant donné qu'il s'agit de la franchise FPS la plus populaire, possédant des millions de joueurs à travers le monde. Et Sony explique que, même s'il a les capacités pour créer un concurrent, cela coûterait «
des milliards de dollars et prendrait des années », sans pour autant garantir le succès. «
L'exemple de Battlefield montre que tout effort de ce type serait plus que probablement voué à l'échec », et les derniers chiffres le prouvent largement.
Tandis que
Call of Duty multiplie les millions de joueurs et les succès (comme en témoigne
Modern Warfare 2) bien que certains épisodes soient en deçà des attentes,
Electronic Arts et DICE eux, multiplient les revers, avec un Battlefield V décevant au lancement, qui s'est toutefois amélioré avec le temps, et un Battlefield 2042 qui n'a pas séduit la communauté et a du mal à redresser la barre.
Quoi qu'il en soit, ce rachat va encore faire parler et la licence Call of Duty pourrait être déterminante en vue de la décision finale. Microsoft a par ailleurs affirmé que le FPS ne deviendra pas une exclusivité Microsoft, tout du moins durant les premières années, ce qui laisse encore quelque temps à Sony pour se préparer à la perte de l'une de ses têtes d'affiche.
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