Nous avons eu la chance de pouvoir poser nos mains sur Wizard with a Gun, le jeu de survie bac à sable et coopératif développé par Galvanic Games et édité par Devolver Digital. Voici notre avis.
Le monde a besoin de vous !
« Tout a une fin, petit »
Comme le dit si bien le barde dans le jeu : «
Tout a une fin, petit ». D'ailleurs,
la fin du monde est la thématique centrale de l'histoire de Wizard with a Gun. Le synopsis du jeu de Galvanic Games (Some Distant Memory, Rapture Rejects, Questmore, Gurgamoth et Welcome to the Rust Belt) et de Devolver Digital est relativement simple mais suffisamment entraînant pour donner envie de plonger dans l'aventure :
le Chaos a tout détruit sur son passage. Le monde n'est plus. C'est là que vous entrez en jeu.

L'objectif des joueurs et des joueuses, qui incarnent un sorcier pouvant être personnalisé (au début de la partie et au cours de l'aventure), est donc
de remonter le temps et de revenir à la période qui a précédé l'annihilation du monde par le Chaos. Remonter le temps est rendu possible grâce à la roue du Chronomancien, qui est placée dans la Tour (sorte de HUB central, mais nous y reviendrons un peu plus tard).
Reconstruire le monde, rouage après rouage
Toutefois, remonter le temps jusqu'à la Brisure n'est pas chose aisée et se fait progressivement. En effet,
le but est d'éliminer successivement quatre cavaliers (de l'apocalypse - vous aurez compris l'affiliation),
qui font office de boss et qui sont répartis dans différents biomes. Or, pour atteindre ces affrontements, il convient au préalable de récupérer, au cours de nos expéditions, des rouages anciens, alimentant la roue du Chronomancien et permettant de remonter plus loin dans le temps, sur des mini-boss.

À ce propos, notons que
les expéditions sont à durée limitée puisque chacune d'entre elles débute avec un timer de cinq minutes. Lorsque le compte à rebours est à zéro, le Chaos se manifeste : des créatures plus ou moins redoutables apparaissent et le monde est peu à peu détruit. Fort heureusement, nous avons la possibilité d'allonger ce timer, notamment en éliminant des failles de différentes tailles, afin de glaner ci et là quelques secondes ou minutes de plus pour explorer davantage et progresser. Remarquons, également, que quand nous mourrons lors d'une expédition, nous perdons tous les éléments dans notre inventaire (hormis ce qui est équipé) et nous ne pouvons pas les récupérer.
Dans tous les cas,
à la fin de chaque expédition, nous devons retourner le plus rapidement possible à la Tour, car survivre dans le monde devient de plus en plus difficile. Il s'agit d'un endroit où nous pouvons déposer les rouages collectés et nous préparer pour le prochain périple.
Don't Starve façon sorcier et pistolet ?!
Un gameplay magique
La phase de préparation, avant de se lancer dans une nouvelle expédition, se déroule donc à la Tour, un endroit somme toute assez délabré, mais qui peut retrouver sa splendeur d'antan à l'aide des joueurs.
Cet espace devient ainsi l'antre où nous créons différents éléments (structures, objets décoratifs, établis, etc.),
dont des munitions de différentes sortes, à équiper sur nos armes à feu. Les munitions se débloquent en effectuant des recherches et en échangeant des ressources, telles que des grimoires arcaniques et de l'arcane.
Sur Wizard with a Gun, nous avons ainsi accès à une panoplie de munitions assez variée et surtout très intéressante. Certaines sont liées à des éléments (feu, glace, etc.) et d'autres sont dites « utilitaires » (balles de soin, balles charmeuses, et bien d'autres).
Le but est de combiner au mieux les munitions et leurs effets pour réaliser des réactions en chaîne et ainsi infliger de lourds dégâts aux ennemis, qui deviennent de plus en plus puissants et coriaces. Par exemple, il est possible d'envoyer une balle huileuse sur une créature puis l'enflammer grâce aux munitions incendiaires. Autrement, nous pouvons électrifier une zone aquatique ou bien entraver des mobs dans de la glace. Bien d'autres combos sont, évidemment, réalisables.
Les munitions peuvent, par ailleurs, être améliorées, en échange toujours de ressources, ou bien bénéficier d'effets grâce aux poudres que nous pouvons leur apposer. Là encore, plusieurs options s'offrent aux joueurs : ces derniers peuvent choisir d'augmenter les dégâts critiques d'un type de balle, augmenter la vitesse ou encore ajouter une traînée. Sans oublier, les enchantements sur les vêtements qui donnent des bonus à notre sorcier (santé supplémentaire, inventaire plus grand, etc.).
Toutefois, comme dit précédemment,
pour chacune de ces actions, il faut posséder les items adéquats et donc passer par des séances de farm. Il y a, d'ailleurs, de fortes chances qu'une poignée de vos expéditions soit centrée sur cet aspect du jeu, que nous avons grandement apprécié.
Du craft, du farm et... de la déco'
Sur Wizard with a Gun, les expéditions sont aussi bien rythmées par la collecte de rouages anciens que par celle de ressources. Celles-ci, qui peuvent être récupérées sur les éléments de l'environnement ou bien sur les ennemis, sont nombreuses et possèdent des variantes. D'ailleurs, toutes ne sont pas disponibles dans le premier biome, certaines ne peuvent être ramassées que dans des zones spécifiques. Par exemple, dans la région de départ intitulée L'Imperium, nous pouvons récupérer du bois (normal) sur les arbres ou arbustes. Plus tard, soit dans le quatrième biome, baptisée La Mer aride, nous avons accès à du bois desséché. Même chose pour les pierres, les composants (fer, plomb, acier, etc.) ou encore la nourriture et les soins.
Chaque biome a, ainsi, ses propres ressources, mais aussi spécificités, avec lesquelles nous devons composer lors de nos expéditions. Par exemple, la région Le Fell est constituée de mares de poison tandis que Le désert gelé (deuxième biome) est essentiellement composé de glace, impactant notre vitesse de déplacement au bout d'un certain moment. Fort heureusement,
nous pouvons jouer les apprentis alchimistes et concocter au besoin des potions pour contrecarrer ces effets indésirables.
Toutes ces ressources sont primordiales pour fabriquer les postes de recherche affiliés à certaines balles/munitions, les bâtiments utilitaires (fourneau, composteur, etc.),
mais aussi pour crafter des éléments décoratifs. Car, oui,
il est tout à fait possible d'aménager la Tour à notre guise. C'est là que la Première édition, un livre magique, entre en jeu : cet objet permet de scanner des ennemis, mais aussi des meubles, que nous pouvons ensuite fabriquer nous-mêmes grâce à l'outil Constructeur de mondes.

Wizard with a Gun propose, de ce fait, une belle variété de ressources et de mécaniques de jeu.
Nous avons ainsi eu constamment l'impression d'aller de découverte en découverte. D'autant plus que le titre ne nous prend pas par la main : plusieurs séquences de tutoriel sont bien évidemment proposées au début mais, pour la suite, nous devons apprendre par nous-mêmes. Ce qui est franchement plaisant.
Une réussite mais un tableau imparfait
Une aventure envoûtante...
Wizard with a Gun, c'est aussi une direction artistique bien particulière, qui n'est pas sans rappeler, là encore, le fameux jeu de survie de Klei Entertainment, Don't Starve et sa variante multijoueur Don't Starve: Together. Le titre de Galvanic Games propose une caméra en vue du dessus et possède
une jolie palette de couleurs, qui donne beaucoup d'allure et un charme certain à l'ensemble.
Nous avons grandement aimé le design très comics/bande dessinée du personnage, mais aussi des objets, des structures, des meubles, des ennemis (boss et mobs), de l'interface ainsi que des biomes. Une pépite pour ceux qui apprécient ce genre de visuels. Dans la même idée, nous avons été agréablement surpris de l'OST de Wizard with a Gun, qui apporte beaucoup à l'identité du titre et qui s'écoute très bien en dehors du jeu.
Côté durée de vie, comptez une quinzaine d'heures, environ, pour terminer l'histoire principale de Wizard with a Gun. Celles et ceux qui voudront tout voir du soft et obtenir tous les trophées/succès passeront plus de temps dessus, soit une vingtaine d'heures.
La difficulté étant graduelle et tout à-fait gérable sur le soft, surtout si vous faites attention à l'optimisation de votre arsenal d'armes et à vos munitions, ce paramètre ne devrait pas vous poser trop de soucis et n'a pas un impact vraiment conséquent sur sa durée de vie. Notons, à l'inverse, que cela peut varier si vous jouez à Wizard with a Gun en solo ou bien en multijoueur.
... non exempte de problèmes
Effectivement,
Wizard with a Gun propose de la coopération en ligne. Ainsi, il est possible de traverser l'aventure avec un ami... à condition d'avoir une bonne connexion internet. Malheureusement, de notre côté, nous n'avons pas pu profiter du jeu en multijoueur à cause de cela, et ce malgré le fait que l'hôte de la partie possédait la fibre et que nous étions tous deux sur une version PS5. Ce qui est vraiment dommage et nous espérons vivement que les développeurs optimiseront cela dans les semaines à venir. Remarquons, à ce propos, que la progression est conservée seulement pour celui qui héberge la partie.
En dehors des problèmes liés au multijoueur, nous avons noté
d'autres bugs plus ou moins importants sur Wizard with a Gun, notamment des baisses de framerate lorsque beaucoup d'éléments étaient affichés à l'écran et un petit de popping à certains endroits. Rien de bien grave ni handicapant en soi, mais, là encore, nous espérons que des correctifs seront déployés à l'avenir. Quelques finitions quant à certaines mécaniques auraient également été appréciables (option pour déplacer les structures et meubles dans la Tour, par exemple) mais seront peut-être ajoutées par la suite.
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