Shattered - Tale of the Forgotten King, la présentation
le 11 mars 2016 à 18h45
Entrez dans le monde d'Hypnos ! Shattered est un jeu-vidéo de type action/adventure/plateformer, développé par REDLOCK STUDIO. Il vous emmènera dans le monde morcelé d'Hypnos, régi par d'anciennes et puissantes créatures...
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Du Minecraft à Hotline Miami en passant par World of Goo ou encore par Super Hexagon, les "jeux indépendants" sont de plus en plus présents dans le monde des jeux vidéo. En effet, les développeurs de jeux aiment parfois garder le pouvoir sur leurs propres jeux et refusent donc les aides financières des gros éditeurs de jeux. De la simple création de jeu pour le plaisir au gros projet, chaque jeux peut percer.Je vous propose aujourd'hui l'histoire d'un tout nouveau jeu en phase de développement : Shattered - Tale of the forgotten king.
Mêlant action, aventure et plateforme, Shattered - Tale of the forgotten king vous transportera dans un monde nommé Hypnos, monde gouverné par d'anciennes et puissantes créatures.
Au commencement...
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Au commencement était le Roi. Peut-être s'imagina-t-il lui même, naissant de l'étincelle première, de sa propre conscience créatrice. Peut-être quelque chose de plus grand lui insuffla la vie. La vérité n'est sans doute pas à notre humble portée, s'étendant au delà de toute considération philosophique. Et peut-être est-ce mieux ainsi. D'une pensée il ordonna le vide. D'un regard, il fit le monde. Et d'un murmure, il nous créa, nous. Le Roi arpenta lontemps ce nouvel espace, et vit ses enfants apeurés dans la pénombre des premiers jours. Il s'arracha les yeux et les projeta dans le Vide par delà le cercle du monde, afin qu'ils éclairent nos vies. D'un geste, il initia la lente rotation des astres et pu se consacrer à d'autres œuvres. Nous marchâmes dans ses pas, apprenant sans cesse, donnant corps à nos imaginations naïves. Certains devinrent de grands seigneurs, d'extraordinaires guerriers ou bâtisseurs. D'autres apprenaient à servir, ou simplement à vivre. Pour son royaume, fût chuchoté le premier nom. Avant de savoir ce qu'était le ciel, une montagne ou une rivière, ce mot résonnait déjà dans nos âmes. De notre naissance à notre ultime souffle, nous serions protecteurs et servants d'Hypnos. D'aucun disent qu'il n'est pas un être ici bas qui ressemble à un autre. Bien qu'il existe d'innombrables clans, domaines et quelques vieilles lignées à l'hérédité douteuse, elles sont aussi curieuses qu'éphémères. Nos corps changent parfois au gré des mouvances du royaume, de nos émotions ou d'un hasard poétique. Seul le masque d'un Hypnosséen reste inchangé au long de sa vie, et son nom, s'il en possède un. Les masques sont les gardiens et protecteurs de nos essences, les témoins de nos âmes. Leurs motifs sobres ou complexes témoignent de nos intentions, de nos personnalités, de nos rangs. Ils abritent les bruissements inaudibles de toutes nos pensées, que seuls les chuchoteurs savent exprimer de leur voix nébuleuses. N'est-ce pas ? Les noms, quant à eux, ne sont pas aussi courants qu'on pourrait le croire. Nommer une chose revient à définir sa nature, à donner un sens absolu à son existence. Même ceux qui possèdent le Don de parole ne détiennent pas un tel pouvoir, qui repose tout entier entre les mains du Roi. Il y eut Narayâna, le palais des mille portes où se dresse son trône. Que Choron en garde à jamais les clefs. Il y eut Durga, Narueh, Siträ et Radamanthe, les quatre seigneurs cardinaux qui portent les fondations du monde. Les chuchoteurs, la garde royale d'Hypnos dont Yantra est maître. Yem, Rig et Nagä, les anneaux gardiens qui serpentent jusqu'aux bords du monde. Les pics de l'Edelweïss, la grande forêt d'Imbolt... Les tours de Cordierite et les secrets de Sarkante... Des mers, fleuves et continents. Il y eut les Trois Lucides, qui savent tout ce qui Fût, Est et Sera. Entourés des innombrables merveilles de sa création, nous pensions vivre et rêver à jamais. Ainsi, les éons s'écoulèrent. Puis vint le Crépuscule. |
Il y a mille ans
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Les astres étaient voilés. Le royaume fut peu à peu plongé dans la pénombre… Alors qu'une atmosphère grisâtre et mélancolique s'installait. Peut-être ne vîmes nous rien venir, durant des jours, des mois ou des années, spectateurs inconscients de la fin d'une ère. Ou peut-être cela ne dura-t-il qu'un instant. Les murmures incessants des Chuchoteurs se tarirent, plongeant Narayâna, le palais aux mille portes dans un profond silence. Le vent s'arrêta et les marées se retirèrent, cependant qu'une sourde angoisse se répendait, s'infiltrant dans les esprits hypnosséens et tous les recoins du monde. Nos âmes frémirent derrières les masques, et l'univers entier sembla retenir son souffle. Puis le calme revint. Les éléments s'apaisèrent et les cercles d'Hypnos tournèrent à nouveau comme si rien ne s'était produit. Mais le Roi n'était plus. Les hurlements affolés des Chuchoteurs emplirent les grandes salles du palais tandis qu'ils se pressaient autour d'un trône désormais vide. La panique et la peur surpassèrent l'incompréhension, car nulle trace du Roi ne put être trouvée. Avait-il disparu, appelé vers d'autres œuvres en dehors de cette réalité ? Sagissait-il d'un test destiné à éprouver notre foi, notre loyauté ? Ou était il retourné au néant, ayant brulé trop vite, trop ardemment son âme divine pour bâtir notre Eden ? Nous pleurions, incapables de comprendre, d'accepter, haïssant le destin cruel qui nous l'avait arraché. Le Roi n'était plus. Ce jour là, nos rêves et nos espoirs nous furent enlevés. Nous nous préparions à entamer le reste de cette vie, seuls, déterminés à honorer sa mémoire et sa création tant en actes qu'en pensées. Mais les cendres glacées d'Hypnos savent et se souviennent de la vacuité dont, ignorants, nous faisions preuve. Car après le Crépuscule vint la Nuit. |
Les Démiurges
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Ils vinrent du vide, par delà les brumes. Dieux ténébreux, démons oubliés… Ou incarnations vivantes de nos péchés, ils s'abattirent sur Hypnos lors d'une interminable Eclipse. Les astres même détournèrent le regard de ce sort funeste qui nous fut réservé, ignorant toute supplique. Quelques lointains échos de vérités parlent de créatures aux pouvoirs gigantesques, capables de raser des villes entières, d'un seul mot, déterminées à conquérir. Ou à détruire. Les montagnes s'effondraient. Les lacs, les rivières et les mers s'asséchaient, ou disparaissaient, ensevelies sous des torrents de feu et de roches calcinées. Les peuples d'Hypnos tentèrent de se dresser pour défendre leurs terres et leurs vies, en vain. Nul ne sait combien de temps dura cette guerre. Le monde se mua peu à peu en charnier, vaste océan de sang, de cendres et de silence, tremblant sous les pas des titans invincibles. Aussi, n'est-ce pas ironique ? Lorsque il ne resta plus rien ni personne capable de leur faire face, ils se tournèrent les uns contre les autres, dans un combat démentiel qui fit trembler les fondations d'Hypnos, et les brisa à jamais. Sous l'impulsion de toutes ces énergies déchainées, la terre se fissura et l'équilibre de notre univers dévasté vola en éclat. Bientôt, dans la poussière du cataclysme que nous nommons Déchirure, ne restaient plus que les fragments épars d'un monde défiguré. Dans leur folie, les titans s'étaient presque tous entre-tués ou avaient disparu, emportés dans un flot implacable de destruction. Il en resta douze. Ceux là se partagèrent les ruines du glorieux royaume d'Hypnos, trois morceaux de création, dérivant au creux du vide. Aux quatre Débonnaires, moqueurs et indolents, alla Myosis, pâle reflet des landes lumineuses, qui nous rappelle sans cesse tout ce qui est perdu… Aux quatre Divergents, dont la démence surpasse la grandeur, alla Mydriase, terre d'acier où le temps perd son emprise et où l'esprit s'égare… Aux quatre Hiérophantes, aux âmes plus noires que la nuit, alla Fuscant, lieu de cauchemars et de ténèbres sans nom… Ils sont les Démiurges. Et depuis lors, jusqu'à la fin, ils régneront. |
Les Trois Monde
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Lorsque survint la Déchirure, des pans entiers de notre réalité disparurent subitement.
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Le temps et l'espace sont égarés en Mydriase. Ils se cherchent, sans doute, mais leurs mouvements erratiques donnent à ce fragment de monde un air de toile délirante, en perpétuelle évolution. Le fantasme et l'obsession s'y mêlent, génèrent d'hallucinantes visions. Ce qui fut un lieu de sagesse et de science n'est désormais qu'illusions, répétant des cycles insensés à travers des paysages illogiques, où d'innombrables connaissances sont à chaque instant perdues. Ou deviennent mensonges. Il y avait une ville, autrefois, joyau du cercle extérieur, modèle d'invention et de pensée. Un puissant Démiurge en fit son domaine, la changeant, la dupliquant jusqu'à l'horizon et au delà, pour en faire un dédale d'ombres et d'acier. Jusqu'aux terres de feu où dorment d'autres monstres étranges et savants. Et il y'a la Tour... |
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Si les ténèbres ont un nom, ce doit être Fuscant. Qui sait réellement ce qu'était cet endroit, avant la Déchirure ? On murmure, on évoque de hauts plateaux désolés où le jour n'existe pas et où toute couleur s'en est allée. Peut-être existe-t il un vieux temple d'onyx aux proportions cyclopéennes, hanté par des êtres à demi-morts et d'autres choses indicibles… Un gouffre plongeant jusqu'aux abysses affamées. Le cœur du néant, ou de quelque noirceur primitive… Une cité souterraine dont les mille piliers se dressent encore, lentement noyés par des eaux troubles , où la peur rêve et attend. |
Les Chuchoteurs
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Hypnos a toujours été un monde sans mots. Impossible de savoir si le langage était inaccessible à ses habitants ou si ceux-ci n'y prêtaient simplement aucun intérêt ; toujours est-il qu'aucune parole ne franchissait jamais leurs lèvres. Si la communication passait néanmoins par mille autres médiums, les mots restaient les éternels absents, éloignant toute possibilité de conceptualisation précise des esprits hypnosséens. Puis vinrent les Chuchoteurs. De toutes formes et de toutes tailles, ils semblaient n'appartenir à aucun peuple autant qu'à tous. Les seules caractéristiques qu'ils avaient en commun étaient qu'ils pouvaient parler une langue que tous comprenaient et qu'ils ne portaient jamais de masques... Ainsi qu'un certain goût pour les jeux de sens offert par les finesses de la parole, ce qui en faisait des orateurs à l'humour délectable mais également de redoutables manipulateurs pour les âmes naïves des continents oubliés. Fort heureusement, les Chuchoteurs étaient fondamentalement bons même s'ils usaient parfois de moyens détournés pour arriver à leurs fins. Ils devinrent rapidement les favoris, conseillers ou encore messagers attitrés du Roi. On raconte encore qu'il aimait tant leur compagnie qu'ils abondaient littéralement à sa cour. Leurs murmures affleuraient en ruissellements incessants à ses oreilles, parant un silence fébrile d'une rivière de mots étouffés. Inlassables, ils parcouraient les terres d'Hypnos pour porter les missives du souverain, nouant les alliances et déliant les conflits, gardiens de la félicité d'un monde. Mais bien sûr, puisqu'ils étaient les plus fidèles alliés du Roi, le néant les avala dans ses ténèbres presque aussitôt que celui-ci disparut. Vous vous demandez peut-être qui vous raconte tout cela ? Qui peut bien se rappeler de ces temps perdus, alors qu'à ce jour tous semblent lutter pour rassembler leurs souvenirs ? J'aurais probablement du me présenter en premier lieu. Vous pouvez m'appeler Y'aack... Le dernier des Chuchoteurs. |
Le Voyageur
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C'est dur d'errer seul dans le noir, hein ? Tu as beau te débattre dans la toile de tes souvenirs, cette recherche aveugle d'un Inconnu sans visage t'emporte de plus en plus loin dans les terres déchirées... Sais-tu seulement où tes foulées trébuchantes vous mènent, toi et ton âme qui s'étiole ? Par delà l'horizon brumeux des mémoires brisées, te rappelles-tu ton nom, cher vagabond ? Tes oripeaux aux couleurs prétoriennes ne t'évoquent-ils rien ? Le zéphyr qui balaie l'océan et les vagues qui s'effondrent sur la roche, n'es-tu plus capable de les entendre ? Et les nuages lourds qui noircissent les aubes, ne suggèrent-ils plus rien à tes yeux délavés ? Je pourrais t'en dire plus, oui. Cesser de transpercer ton esprit de mes questions absconses. Mais cette route méandreuse qui s'allonge sous ton ombre ne peut être parcourue que de tes pas. Les mystères qui enténèbrent ta pensée et entravent ta langue ne sauraient être résolus que de tes gestes. Je te suivrai, Voyageur, jusqu'à ce qu'enfin t'apparaisse la Porte... Car pour rien au monde je ne raterais l'éventuelle journée où tu en trouveras la Clé." |
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