Super Princess Peach, sorti en 2005 sur Nintendo DS, était le premier et dernier opus de la franchise où le joueur prenait contrôle de la fameuse Princesse Peach. Cette dernière étant le plus souvent attaqué par Bowser et secourue par Mario, ce n'est que lors de son apparition dans le film d'animation Super Mario Bros qu'elle finit par réellement se démarquer. Avec Princess Peach: Showtime! il est enfin temps de changer nos habitudes. Nous l'avons eu en main et voici notre test.
Conditions de test
- Manette utilisée : console en portatif
- Console utilisée : Nintendo Switch OLED
- Temps pour finir l'histoire principale : //
- Temps de jeu : 10 heures (jeu terminé)
Comme un petit pépin
Interpellée par une affiche du théâtre de l'étincelle, la Princesse Peach se rend sur place, accompagnée de quelques Toads, dans le but de profiter du spectacle. Si tout se passait à merveille et annonçait une belle levée de rideau, c'était sans compter l'arrivée de
Syrah et sa grappe maléfique (notez le subtil jeu de mots), qui décident d'accaparer le théâtre en kidnappant les acteurs principaux et envahissant les différentes scènes.
C'est à ce moment que
Stella, gardienne du théâtre, fait son apparition et s'associe à la Princesse Peach, bien décidé à lui venir en aider pour
rétablir l'ordre au théâtre de l'Étincelle.
La princesse sous les feux de la rampe
Dans
Princess Peach: Showtime!, bien que vous soyez accompagné de Stella, une fleur étoile magique, la Princesse est le seul personnage jouable. Elle évoluera par étage du théâtre ou chacun comporte quatre portes, correspondant à des scènes, auxquelles elle doit sortir victorieuse tout en récoltant un maximum de
« gemmes d'étincelles ». Finalement, un boss de zone fait son apparition et permet de déverrouiller l'étage suivant à condition d'avoir précédemment collecté assez de gemmes pour ouvrir sa porte et l'affronter, grâce aux pouvoirs de Stella.
Bien que Peach soit la protagoniste, la gardienne conserve un grand d'intérêt puisque le pouvoir du ruban de Stella offre
la possibilité d'interagir avec les scènes. Si ces dernières restent minimes, et conditionnées aux zones où Peach ne porte aucun costume, elles se suffisent pour offrir un temps de réflexion et d'amusement. En outre cette mécanique permet de récolter des pièces, découvrir des passages secrets donnant accès à un nouveau ruban pour Stella ou même d'autres pièces. De manière succinct vous avez dans les scènes des interactions à réaliser avec, par exemple, des arbres pour les faire pousser, des lampadaires pour les allumer ou même encourager les figurants.
Ces récoltables sont intéressants pour les fans de personnalisation puisqu'ils permettent d'
acheter de nouvelles robes à Peach ainsi qu'équiper et/ou acheter des rubans à Stella dans la boutique du théâtre. Sans impact particulier lors de vos parties, ces éléments sont de simples cosmétiques. Notez qu'il est possible de recommencer les niveaux à votre guise afin de récupérer l'ensemble des éléments qu'ils recèlent et dont vous seriez passé à côté.
Un spectacle costumé
Comme énoncé plus haut, chaque salle à résoudre est liée à un protagoniste spécifique. Ceux du théâtre ayant disparu,
il appartient à Peach d'en récupérer l'étincelle, comprenez l'âme du costume, et de rétablir les scènes en question.
Pour ne rien changer aux habitudes, Nintendo nous fait profiter d'une direction artistique et sonore léchées. Les personnages, comme l'ensemble des scènes, sont représentatifs, colorés et profitent d'une identité propre. L'impression de vivre une scène de théâtre est accentuée par les décors typiques allant nous faire découvrir
jusqu'à son envers. En prime, certaines scènes font références, plus ou moins directement, à des titres populaires ancrés dans la culture vidéoludique.
Chaque costume offre son lot d'évènements et compétences permettant d'arriver à bout des niveaux. À titre d'exemple, la sirène peut nager et chanter et le costume de voleur permettra de
s'infiltrer ou utiliser un grappin tandis celui de l'épéiste nous fait profiter de joutes au fleuret. Les niveaux sont, par conséquence, assez disparates pour éviter une certaine redondance. Notons tout de même que
certaines salles seront plus mouvementées que d'autres et à l'appréciation de chacun.

À titre personnel, si nous avons apprécié la mobilité et agilité de la
Peach Ninja, en mesure de courir sur les murs ou faire preuve d'artifices pour nous cacher aux yeux des adversaires, nous sommes bien moins emballés par la lenteur liée à l'investigation de la Peach détective dont l'enquête est largement facilitée par le décor ou les personnages connexes. Les univers sont toutefois diversifiés et les portes faisant office de Saynètes permettent de ne pas s'éterniser, empêchant ainsi le joueur de se lasser.
Tous en scène
Soyons honnêtes,
Princess Peach: Showtime! propose une difficulté native et immuable très raisonnable permettant d'améliorer son accessibilité. Si certains niveaux nécessitent un peu de réflexion ou de comprendre comment fonctionne une attaque, une zone ou un boss, la résolution se fait presque d'elle-même. Tomber à cours de cœur n'a pour conséquence que de vous faire recommencer le niveau au dernier point de contrôle et perdre une dizaine de pièces. Après un certain nombre d'essais infructueux, Stella vous propose même de porter une amulette permettant d'augmenter votre nombre de cœurs pour la prochaine partie. Pour autant, le point fort du soft se situe ailleurs et surtout sur la découverte des niveaux, la comédie ou même l'absurde des situations qui ne manqueront pas de vous arracher un sourire.
Un autre point satisfaisant à relever est la conception des niveaux. Le titre prend la liberté de s'émanciper quant à certains éléments inhérents aux jeux de plateforme en insérant, de temps en temps, des changements de rythme ou même des rotation de plateau pour changer d'angle.
Comme le focus du joueur ne se fait pas sur les compétences de Peach,
qui dispose d'un panel très réduit par costume, ce dernier peut prendre le temps d'étudier les niveaux, chercher les passages secrets, récolter des pièces ou même parler aux personnages qui l'accompagnent. Pour garder son accessibilité, les discours sont, par ailleurs, très succincts et tiennent souvent en une ou deux phrases. Ces petits êtres font avancer l'histoire et donnent souvent des indices très ciblés/précis.
Un jeu d'acteur simple et efficace, mais perfectible
Ce qui fait le charme de
Princess Peach: Showtime!, c'est bel et bien sa facilité de prise en main. Notre princesse peut sauter, attaquer et... c'est tout. Chaque costume ne dispose que d'une attaque (pour ceux qui en ont), associé à un ou plusieurs passifs tels que : la
Peach Voleuse qui pirate des bornes ou la
Peach Super-héroine en mesure de soulever des voitures.
Simplifié au maximum, pour le rendre accessible, nous restons tout de même sur notre faim avec la volonté de pouvoir en faire toujours plus. Les niveaux se prêtent tellement à l'interprétation que nous sommes parfois déçus de ne pas aller plus loin.

Pour autant, nous considérons cet opus comme une mise en bouche de Nintendo, un test en mesure de dévoiler l'attrait de la communauté quant au contrôle de la Princesse, l'intérêt et l'amusement relatif. Malgré l'utilisation de nombreux éléments inhérents à l'identité de Nintendo, ces derniers tendent à
diversifier leurs offres au cœur de licences emblématiques, pour apporter un vent de fraicheur à l'ensemble tout en comblant l'attente des fans.
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