Transistor

Transistor : une grande épée pour un grand jeu

Publié le  par Corentin Tuaillon
Après le grand succès de Bastion qui a placé Supergiant Games sur le devant de la scène des jeux indépendants, le studio développe son second jeu : Transistor. Logiquement très attendu, Transistor est-il la consécration tant attendue du studio américain ? Le test, épée en main. À lire également
Silence : The Whispered World II, un monde entre la vie et la mort
Développé et conçu par Supergiant Games, Transistor est le deuxième jeu du studio indépendant américain. Leur premier bijou, Bastion, avait rencontré un énorme succès avec plus d'un million d'exemplaires vendus et plusieurs prix remportés. La nouvelle pépite du studio était donc très attendue, et les fans de Bastion y retrouveront tout ce qui avait fait son succès : Transistor est lui aussi un action-RPG mêlant graphisme somptueux, un univers très travaillé avec une bande-son qui nous transporte réellement. Et même si on pourrait le leur reprocher, Supergiant Games est resté dans un domaine qu'ils maîtrisent, et c'est plutôt encourageant pour la suite
 
transistor   

Une histoire riche et entraînante

Dès l'introduction, on sent tout de suite la touche de Supergiant Games. Celle-ci est empreinte de poésie et nous plonge directement dans l'univers magnifique du jeu.
Et justement, lançons-nous dans le jeu. On incarne Red, une chanteuse résidant dans la ville de Cloudbank. Mais la ville est envahie par un ennemi : le Process. Lors de l'un de ses concerts, l’héroïne (Red, pour ceux qui ne suivent déjà plus) est attaquée et perd l'usage de sa voix. À ses côtés repose le corps d'un homme, une immense épée fichée dans le corps : le Transistor. L'épée engage la conversation avec notre héroïne et la narration est lancée. Vous l'aurez compris (ou pas), le Transistor est le narrateur de l'histoire tout au long du jeu, et ça c'est cool. Ses origines et son histoire nous sont révélées au fur et à mesure que nous avançons dans le jeu, avec un suspens savamment dosé.

transistor2  
Les mécaniques de jeux se dévoilent elles aussi progressivement, et on passe notre première demi-heure à se familiariser avec les fonctionnalités du jeu, telles que le déplacement de Red ou le système de combat, disponible dès le début. Après cette première prise en main, nous voilà livrés à nous même dans cet univers riche et coloré aux commandes de notre héroïne. La découverte de la ville est relativement fluide et linéaire (n'en déplaise à certains) et l'environnement, certe fermé, laisse suffisamment de place à l'imagination. L'immersion est totale et vraiment bien réussie. 
L'histoire nous est contée de façon décousue au travers d'affiches, d'objets ou de stations ornant la ville, si bien que l'on prend beaucoup de plaisirs à découvrir les éléments secondaires, comme le passé de nos protagonistes ou des différents quartiers de Cloudbank, qui nous dévoilent peu à peu l'univers du jeu. 
  

Un gameplay simple et intuitif

Red dispose de quatre compétences, activables à tous moments et sans restrictions. Ces compétences sont utiles pour se déplacer dans la ville en détruisant les différents obstacles sur notre passage mais sont relativement inutiles en situation de combat si elles sont utilisées normalement. 

Transistor-Red
C'est là qu'entre en scène le système de combat évoqué plus haut : le Turn. Grossièrement, le Turn permet d'arrêter le temps pour que nous planifions nos actions et attaques, qui sont ensuite exécutées en vitesse accéléré : terriblement efficace. Cependant le Turn fonctionne au moyen d'une barre d'action, et chaque pas et compétence remplis cette barre, à la manière du système de combat de Final Fantasy XIII (par exemple). Ce système casse un peu le rythme et nous fait ressentir un sentiment de lourdeur, mais les avantages sont nombreux : le Turn stoppe les ennemis et nous permet d'être sûr de toucher notre cible, en enchaînant les capacités dans l'ordre voulu (les capacités peuvent être ajoutées et remplacées indéfiniment en appuyant sur une simple touche).
Le Turn n'est toutefois pas l'arme absolue : un temps de recharge de quelques secondes suit son utilisation, ce qui nous force à nous mettre à couvert pendant ce laps de temps, les ennemis faisant particulièrement mal, et chaque mort nous privant d'une capacité pendant un certain temps. Bien embêtant, surtout avant les Boss, accompagnés de nombreux autres monstres.

Transistor-fonctions   
Les capacités sont améliorables à chaque monté de niveau, nous permettant de leur donner une orientation qui est propre à chacun : chaque niveau passé nous permet de choisir entre deux améliorations de compétences, améliorations que nous greffons sur la compétence de notre choix, chacune d'elles pouvant avoir deux améliorations (nous venons de perdre la rangée du fond). Ces améliorations pourront être actives, c'est à dire qu'elles modifieront les capacités directement à l'écran en changeant leurs effets, passives, en octroyant à Red différentes aides (comme une invisibilité par exemple) ou simplement augmenter la puissance de la compétence. 
Tout ces pouvoirs peuvent être refaçonnés comme bon nous semble à l'aide de bornes placées à intervalles plus ou moins court, ce qui nous permet de modifier notre façon de jouer suivant les ennemis ou la situation, et ça aussi c'est cool. 

Transistor-Turn

Conclusion

Disons les choses comme elles sont : Transistor est une véritable réussite. La nouvelle pépite de Supergiant Games se démarque grâce à son histoire et son scénario très riche, un univers captivant et entraînant, le tout sur un fond d'ambiance sonore fantastique. Absolument tous les détails, de l'univers futuriste aux fonctions de combats et du Turn, en passant par la narration innovante, tout prend sens pour former Transistor. On regrettera juste la répétitivité des combats, et le panel d'ennemis bien trop restreint.
18
  • Graphismes magnifiques
  • Bande-son fantastique
  • Univers et ambiance incroyable
  • Histoire à découvrir
  • Gameplay simple et intuitif
  • Un peu trop linéaire et répétitif
  • Des ennemis trop peu variés

Ces articles pourraient vous intéresser

Quake Champions
La bêta fermée de Quake Champions aura lieue du 21 au 23 avril
Alors que le nouveau jeu de Bethesda est destiné à être un free-to-play qui se destine à la compétition, une bêta fermée se déroulera durant ce weekend. Toujours gratuite, la bêta nécessitera une inscriptions au préalable de votre part.
Bravely Second
700.000 ventes pour Bravely second End Layer sur 3DS !
C'est Square Enix qui vient de l'annoncer, son RPG, Bravely Second End Layer, vient de passer la barre des 700 000 ventes mondiales. Il aura fallu deux ans au titre pour dépasser cette barrière, puisqu'il était sorti en avril 2015 au Japon. Alors que son grand frère Bravely Default avait quant à lui dépassé le million sur, à peu près la même période.
Overwatch
Un problème sur l'attribution des points de cote pour les soigneurs !
Tout le monde le sait, trouver un support convenable sur n'importe quel jeu vidéo est très compliqué. Un problème lié à l'attribution des points de cote sur Overwatch pour les personnes jouant des héros soigneurs a été signalé, ce qui décourage pas mal de joueurs !
Phoenix Point
Le créateur de X-COM annonce un nouveau titre en financement participatif : Phoenix Point !
Phoenix Point, le jeu le plus récent du créateur de l'original X-COM, est en développement depuis maintenant un an. Découvrez le premier trailer du jeu, ainsi que sa campagne de financement participatif lancée sur Fig.